Pourquoi les politiques favorables aux animaux de compagnie constituent-elles un avantage concurrentiel?
Feb 17, 2026
Par OnePack Plan Team
Les entreprises qui envisagent les avantages sociaux sous l’angle de l’inclusion des animaux de compagnie ont déjà commencé à transformer l’empathie en avantage concurrentiel.
Le monde du travail traverse une période de changement générationnel et les responsables des ressources humaines sont appelés à repenser les avantages sociaux dans une perspective plus moderne. La vision de la famille qu’ont les jeunes employés d’aujourd’hui marque une nette distinction avec celle des générations passées. Pour bien des jeunes, les animaux de compagnie ne sont pas seulement des compagnons, mais bien des membres à part entière de la famille qui sont pris en compte dans les décisions importantes concernant leur vie et leur carrière.
Quand 95 % des propriétaires d’animaux de compagnie dans le monde affirment que leurs compagnons font partie de la famille, il est difficile de considérer cette tendance comme une mode passagère. Les employeurs ont le choix de s’adapter ou de risquer de froisser tout un bassin de talents qui formera la main-d’œuvre pour les décennies à venir.
Les données dans ce domaine font réfléchir. Plus de 60 % des ménages canadiens déclarent posséder au moins un chien ou un chat, mais seulement 3,8 % des animaux de compagnie au Canada sont protégés par une assurance. À mesure que ces jeunes générations accèdent à des postes de mi-carrière, leurs valeurs inclusives des animaux de compagnie créent de nouvelles attentes dans les milieux de travail.
Pour les services de ressources humaines, ce changement a des avantages et des inconvénients. Les avantages sociaux classiques risquent de perdre de leur attrait pour une partie importante de la main-d’œuvre, tandis que les régimes tenant compte des animaux de compagnie, qu’il s’agisse de produits d’assurance ou de congés spéciaux, prennent de plus en plus leur place en tant qu’outil capable d’attirer les candidats.
Ignorer complètement les animaux de compagnie n’a pas un coût nul pour les entreprises
L’écart entre ce que les employés veulent vraiment et ce que les entreprises leur offrent se calcule en chiffres concrets. Une enquête menée conjointement par nos équipes de ressources humaines et le Human Animal Bond Research Institute (HABRI) a montré que 65 % des professionnels des ressources humaines reconnaissent l’importance des avantages sociaux liés aux animaux de compagnie, mais que seulement 19 % d’entre eux abordent vraiment la question avec la direction. Ce silence engendre des coûts dans certains domaines qui, par ailleurs, préoccupent déjà la plupart des cadres supérieurs.
D’abord, les répercussions sur la satisfaction des employés sont directes. De fait, 64 % des employés canadiens ont indiqué qu’ils seraient plus susceptibles de se sentir loyaux envers une entreprise qui tient compte des animaux de compagnie. Dans le contexte actuel, où les stratégies de mobilisation des employés sont élaborées dans le but d’obtenir un ou deux points de pourcentage supplémentaires, des avantages sociaux qui se démarquent constituent un atout concurrentiel que peu d’entreprises peuvent se permettre d’ignorer.
Ensuite, le recrutement et la fidélisation risquent aussi de devenir inutilement difficiles. Les politiques relatives aux animaux de compagnie sont de plus en plus considérées comme un incontournable pour les travailleurs. Au total, 82 % des responsables des ressources humaines affirment que de telles politiques contribuent à attirer et à retenir les talents et 48 % des propriétaires d’animaux de compagnie canadiens envisageraient de quitter leur emploi pour travailler dans une entreprise offrant mieux à ce chapitre. Au Canada, les employés de la génération Z sont particulièrement enclins à être fidèles à une entreprise qui accepte les chiens. Si une entreprise n’offre pas d’avantages sociaux liés aux animaux de compagnie, elle s’exclut de la course dans le recrutement de la prochaine génération de talents.
Un avantage pour le bien-être et la productivité
Les entreprises tournées vers l’avenir voient de plus en plus les politiques favorables aux animaux de compagnie comme plus qu’un simple avantage pour le recrutement. L’effet sur le bien-être est, à lui seul, difficile à ignorer. En effet, 45 % des propriétaires d’animaux de compagnie canadiens estiment que la présence de chiens au bureau améliore le moral des employés et 28 % affirment qu’elle favorise la communication.
Cette dynamique peut se traduire par une diminution des congés de maladie, une augmentation de la productivité et une baisse des frais de santé. Notre enquête menée avec HABRI a révélé que les responsables de ressources humaines en prennent conscience: 81 % d’entre eux affirment que les animaux de compagnie améliorent la santé mentale des employés et 68 % constatent une nette amélioration du moral. C’est bien plus qu’un petit luxe. Cela montre que les politiques favorables aux animaux de compagnie contribuent à libérer le plus haut potentiel des talents que les entreprises s’efforcent de retenir.
Des stratégies de mise en œuvre qui fonctionnent bien
Les équipes qui excellent en matière de compétitivité sont celles qui s’adaptent aux circonstances de manière proactive. Pour les responsables de ressources humaines, le point de départ est simple : examinez votre stratégie d’avantages sociaux sous l’angle de l’inclusion des animaux de compagnie. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille construire dès demain un parc pour chiens sur le lieu de travail! Il peut d’abord s’agir de mesures modestes, mais significatives, comme se renseigner sur les assurances pour animaux de compagnie, mettre en place des politiques de congés flexibles pour les soins aux animaux ou offrir des modalités de travail à distance et hybrides, qui tiennent compte des responsabilités des employés à la maison.
Les premières entreprises à avoir adopté de tels régimes savent maintenant que ceux-ci offrent souvent une bonne rentabilité : non seulement ils favorisent une satisfaction et une fidélisation accrues, mais ils envoient aussi le message selon lequel la direction comprend la vie des employés. Dans un marché du travail tendu, cette empathie est plus qu’une valeur culturelle: elle est un avantage concurrentiel.
Références :
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Human Animal Bond Research Institute (HABRI). International Survey of Pet Owners & Veterinarians, 2022.
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Institut canadien de la santé animale (ICSA). Enquête canadienne sur la population des animaux de compagnie, 2024.
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Pet Insurance Barometer Canada & World: The Complete Report, 2025.
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Human Animal Bond Research Institute et OnePack Plan. 2024.
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Rover Canada. The Future of Work in Canada: Dog-Friendly Companies, 2024.
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Hepper. 10 Incredible Canada Pet Ownership Statistics & Facts, 2025